Le philosophe, René Descartes a dans son traité « Les passions de l’âme », identifié six émotions simples :

  • L’amour
  • L’admiration
  • La haine
  • Le désir
  • La joie
  • La tristesse

Une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d’abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure.

Avec la roue des émotions de Robert Plutchik, vous allez très vite identifier les différentes typologies d’émotions.

Roue des émotions - Robert Plutchik

Ok, c’est bien joli tout ça mais maintenant ?!

Maintenant, c’est l’étape 1 !

Étape 1 = Apprendre à identifier et à reconnaître ses émotions

Il est essentiel de passer par cette étape afin de pouvoir cibler le travail à effectuer.

Le schéma présenté au début a donc tout son intérêt ! Mais pour mieux l’illustrer, rien de mieux que du concret !

Du concret, ça tombe bien car j’en ai à revendre ! Rien que par mon expérience vécue !

Et les émotions, qu’elles soient positives ou négatives, dans l’excès, elles n’apportent pas l’équilibre. Tout est dans la mesure ! Pour faire simple, si l’émotion vous est agréable, il faut la maintenir. Par exemple, lorsque nous ressentons de la joie nous essayons de la reproduire ou la maintenir car elle nous conforte et nous fait du bien.

A l’inverse si nous ressentons de la colère et que nous continuons de la nourrir, elle peut déboucher sur de la rage ou de l’agressivité.

Il m’est arrivé dans un de mes précédents emplois, de me retrouver dans cette situation. Mes idées étaient toujours accaparées par mon supérieur et si elle était bonne c’était la sienne mais au contraire si elle ne faisait pas l’unanimité, le boomerang me revenait immédiatement. En plus de cela, s’ajoutait des tâches qui allaient à l’encontre de mes valeurs (dans mon domaine au sein des ressources humaines, pour moi les valeurs étaient primordiales). Beaucoup d’émotions négatives finissaient par m’envahir, jusqu’à dominer mon quotidien.

J’allais au bureau avec l’appréhension de mon supérieur et sur ce qu’il allait encore me demander qui irait contre mes valeurs. Puis, lorsqu’il s’appropriait mes idées sans m’en donner de surcroit la responsabilité, je ressentais de la colère. Peu à peu mes émotions s’accentuaient. De l’appréhension je passais par la peur et de la colère je passais par des excès de rage en bouillonnant de l’intérieur car j’intériorisais tout.

Puis un matin, j’ai eu les larmes aux yeux avec une boule au ventre juste à l’idée d’y retourner.

Là, j’ai compris que c’était trop et que c’était ma santé que je mettais en danger. Et rien ne mérite cela et encore moins un travail dans ces conditions !

La première chose que j’ai faite c’est d’identifier toutes ces émotions négatives et comprendre à quel point elles n’étaient pas ce que je suis !

Il suffisait juste d’entendre mon entourage me dire « Mais Anne, où est passé ton sourire ? Ta joie de vivre ? Ta bonne humeur ?

Je me perdais et je n’étais plus moi-même. Mais il fallait bien que je retourne travailler ! Avoir fait ce constat m’avait déjà soulagée et permis d’anticiper mes émotions pour mieux les gérer. Ce fut ma 1ère étape. Dans la foulée, je les ai également acceptées car c’est la situation qui les provoquait. Après tout, c’est humain et légitime de ressentir ces émotions négatives face à ce que je considérais être une injustice mais aussi un manque de respect et pour moi et pour les valeurs humaines bafouées.

Les émotions ont leur raison d’être et elles sont une manière de nous protéger. Mais elles ne doivent pas être celles qui nous empêchent de vivre ou d’être nous-même !

Concernant mon ancien patron et la colère que je ressentais, le fait de l’analyser et le comprendre permet de mieux le gérer, de l’anticiper. Mais si je ressentais de manière trop régulière cette émotion, c’est tout simplement parce que mes valeurs étaient attaquées et la colère me permettait de me défendre pour ce qui m’était important.

Au même titre que la tristesse nous pousse vers d’autres personnes qui pourraient nous aider ou nous écouter. Tout comme la culpabilité qui nous empêche tout simplement de refaire la même erreur !

D’où l’importance de ne pas réprimer nos émotions ni de se laisser déborder par elles et de comprendre pourquoi nous les ressentons.

Étape 2 = Respirer et adopter la Zen Attitude

Ok tout ça c’est bien mignon mais il faut agir ! Constater, anticiper, gérer ça soulage mais ce n’est pas suffisant si rien ensuite n’est suivi d’action !

La 1ère chose à faire (petit clin d’œil pour nous les femmes) c’est apprendre à respirer ! Si si je vous assure !

Bien des fois, ça m’a passé l’envie de faire un croche-pied à mon patron au détour d’un couloir !

Les femmes, nous respirons bien souvent par la poitrine au regard des hommes qui spontanément vont plus souvent respirer par l’abdomen ! Et lorsque nous étions encore qu’un bébé nous respirions par l’abdomen en sollicitant notre diaphragme ! Reprenons déjà ce bon réflexe qui va soulager notre plexus qui dans le cas des émotions est déjà bien sollicité !

Une question : Comment respirez-vous ? => Faites le test !

Allongez-vous et respirez profondément en posant un petit livre (pas le dico, hein, on ne fait pas d’abdos) sur votre ventre.

Si votre livre ne se soulève pas, c’est surement votre poitrine qui le fait.

L’objectif est donc de respirer profondément en soulevant le livre et en le rabaissant lors de l’expiration. Vous allez très rapidement sentir les effets se produire. Vous serez vite détendu(e), plus serein(e) et moins axé(e) sur votre mental et donc davantage dans le moment présent. Et dans ce moment présent, vous êtes… VOUS !

Une fois la technique adoptée, faites en sorte de pouvoir le faire à tout moment de la journée, que vous soyez debout ou assis.

Maintenant, adoptez la Zen Attitude pour contrôler et gérer vos émotions mais surtout les évacuer !

Là, pour le coup, je ne vous apprends rien mais pour ma part, j’ai fait des séances de yoga et je me suis achetée un swiss ball pour faire des séances pilates.

Le plus de cette pratique est que je me sers aussi du ballon pour méditer et cela me permet de me tenir bien droite ! Résultat : j’ai divisé par 2 mes maux de dos !

Ne dépensez pas des fortunes, vous avez des applis gratuites pour apprendre (et même des vidéos sur internet) et chez Décathlon vous pouvez choisir un ballon en fonction de votre taille.

La zen attitude regroupe toutes sortes d’activités de ce style et adoptez celle qui vous parle ou vous convienne le mieux !

Let’s go ! On agit !

Étape 3 = Extérioriser c’est aussi parler !

Et oui ! Rien ne vaut que de se livrer en parlant à quelqu’un. On peut parler à un psy, notre meilleur ami ou pourquoi pas à soi-même (autosuggestion) tant qu’on évite de parler à son chat ou là pour le coup, je ne vous garantirais pas le résultat ! Blague mise à part, parler c’est aussi évacuer. Cela reste un exutoire tout comme le fait d’écrire (qui peut aussi être une des solutions).

Bon ok, vous avez aussi le coaching (mais je ne vous ai rien dit ! 😉 )

C’est une autre manière de gérer aussi ses émotions qui se révèle très efficace.

Mais comme tout outil, l’action reste l’élément incontournable pour gérer chaque situation.

On pourra tout lire sur ces sujets, en parler des heures, le mentaliser à l’infini mais si vous ne passez pas à l’action, si vous n’agissez pas, vous resterez dans la théorique et dans la compréhension intellectuelle en vous éloignant de votre vie émotionnelle.

Étape 4 = Accepter ses émotions en gérant ses pensées !

Ce sont nos pensées qui déclenchent nos émotions !

Donc si nous changeons nos pensées à défaut de pouvoir changer de contexte, nous arrêtons de nourrir les émotions qui nous dérangent.

Afin d’y parvenir, il suffit de se tourner  vers le positif d’une situation. Et il y en a toujours une ! Même au travail et même quand on a envie de faire un croche-pied à son patron !

Pensez par exemple, aux tâches que vous préférez et les émotions que cela vous procurent !